I remember wall 2021

"#We remember " - Journée internationale à la mémoire des victimes de la Shoah

En 2002 le Conseil de l’Europe décide d’instituer une journée à la mémoire des victimes de la Shoah. La date n’est pas choisie au hasard : le 27 janvier fait écho au 27 janvier 1945, date de la libération du camp de concentration d’Auschwitz. En novembre 2005, l’ONU décide à son tour d’adopter une résolution pour faire de cette date la Journée Internationale à la Mémoire des Victimes de la Shoah.

On se souvient encore des festivités de l’année dernière qui marquaient le 75 ème anniversaire de la libération d’Auschwitz. De très nombreux chefs d’Etat, rois et représentants de pays à travers le monde étaient présents à Yad vashem, à Jérusalem. Le symbole et les discours étaient forts.

Bien sûr cette année il n’y aura pas de grande cérémonie mais les projets ne manquent pas : films, conférences, rencontres, expositions et projets sur les réseaux sociaux. L’important est de dire que nous n’oublions pas ! 

Alors voici quelques activités / projets prévus pour commémorer cette date.

I REMEMBER WALL

A l’occasion de la Journée internationale à la mémoire des victimes de la Shoah, Yad Vashem relance une fois de plus son projet du “IRemember Wall”.  Ce projet est accessible en 6 langues dont le français.

I remember Wall

Chaque participant peut ainsi associer son nom à une victime de la Shoah, parmi les 4.8 millions de noms inscrits à ce jour dans les bases de données du musée. Sachez que l’année dernière plus de 85 000 victimes avaient pu être commémorées par des internautes originaires de plus de 170 pays à travers le monde.

Pour participer il vous suffit de rentrer votre nom et votre pays sur le site de Yad Vashem en cliquant sur le lien : Rejoignez le IRemember Wall (yadvashem.org)

Le nom d’une victime, une photo et quelques lignes de son histoire apparaitront ainsi à coté de votre nom et sera ajouté au mur. C’est ce que j’ai fait et le nom de Frada Relkina est apparue. Originaire de Minsk elle a été assassinée pendant la Shoah.

Mais vous pouvez aussi choisir le nom de la personne à laquelle vous voulez être associée. C’est ce que j’ai fait dans un deuxième temps. Je suis donc ainsi aussi associée à mon arrière grand-mère, la mère de mon grand-père paternel, Jeanne Bloch. Arrêtée avec sa fille, son gendre et 3 de leurs enfants, ils ont tous été déportés de Drancy à Auschwitz le 29 avril 1944 par le convoi 72 et assassinés là-bas. 
Mais mon arrière grand-mère a eu la chance elle, il y a 2 ans d’avoir un “stoplerstein”, un pavé de la mémoire, à son nom installé en bas de l’immeuble où j’ai grandi à Strasbourg et où elle habitait avant la Shoah. Ainsi sa mémoire restera inscrite pour les générations futures. Et quelques mois plus tard, j’ai eu la joie de faire une photo de mon petit-fils, son arrière-arrière-arrière petit fils devant ce pavé …. la plus belle réponse à faire à la barbarie nazie.

stolpersteine

LA CAMPAGNE #WE REMEMBER

#we remember

Pour la 5ème année, le Congrès Juif Mondial lance sa campagne ” we remember “ sur les réseaux sociaux. Cette initiative consiste à écrire sur un papier ” we remember ” et à se prendre en photo avec. Puis il suffit de publier la photo sur les réseaux sociaux : Facebook, Instagram ou twitter. 

Pour poster votre photo sur Facebook :  WeRemember | Facebook

Pour en savoir plus sur cette campagne et les événements de commémoration de la Journée internationale à la mémoire des victimes de la Shoah organisés par le Congrés Juif Mondial, cliquez sur : Join the #WeRemember Campaign! (worldjewishcongress.org)

 
 
 
 
EXPOSITION A YAD VASHEM :  “Les enfants d’Ecouis : de Buchenwald à la Normandie”

A la libération de Buchenwald, en avril 1945, le commandant des troupes américaines câble ce message aux bureaux de l’OSE à Genève. Quand son armée pénètre ce camp de concentration allemand, elle a sous ses yeux le plus grand mouroir du monde. Mais parmi les 4000 rescapés juifs, elle découvre avec étonnement plus de 900 enfants, qui ont survécu contre toute attente grâce à une résistance exceptionnelle dans le camp. 

La communauté internationale ne sait que faire de ces « garçons de Buchenwald ». Il faudra attendre deux mois pour qu’une décision de rapatriement soit prise. Le 6 juin 1945, un groupe de 426 jeunes, rescapés de l’horreur, arrive en France dans une maison de l’OSE à Ecouis, dans l’Eure. Ce sont pour la plupart des orphelins, âgés de 8 à 23 ans. 

C’est ainsi que Yad Vashem présente sa nouvelle exposition virtuelle composée de photographies d’époque.  Ces enfants sont sortis de l’enfer mais comment apprendre à vivre à nouveau quand on parle des langues différentes, qu’on a vécu des drames inracontables, qu’on ne fait confiance à rien et à personne. Parmi ces rescapés, un jeune garçon de 8 ans, Loulek. De son vrai nom Israel Meir Lau, le futur grand rabbin ashkenaze d’Israël qui partira avec son frère Naftali Lau et d’autres enfants d’Ecouis, rejoindre la terre promise. Il racontera son histoire dans un très beau livre éponyme ” Loulek ” traduit il y a quelques années en français.

expo Yad vashem
“Les enfants de Buchenwald” sur le pont du “Mataroa” à leur arrivée au port de Haïfa port, Eretz Israël (Palestine mandataire), le 15 juillet 1945. Archives photographiques de Yad Vashem 1305/1v
 
 

Pour voir cette exposition virtuelle : Les enfants d’Ecouis. De Buchenwald à la Normandie : Un temps pour guérir (Ecclésiastes 3:3) (yadvashem.org)

Sachez enfin que cette exposition est un dévloppement spécifique de “la partie française ” d’une plus vaste exposition virtuelle intitulée ” Mon enfance perdue ” et qui retrace la trajectoire des enfants survivants de la Shoah des camps à leurs différents lieux de refuge et de “reconstruction” après la libération : en Pologne, aux Pays Bas, en Allemagne, en Hongrie et en france à Ecouis.

Pour voir cette exposition virtuelle ( en anglais ) : My Lost Childhood: Children’s Homes for Holocaust Survivors | www.yadvashem.org

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