"Retour en octobre"
Une fois n’est pas coutume, mais j’ai eu le privilège début juillet 2026, de visiter une exposition qui vient d’ouvrir au public et qui se tient au « Israel Intelligence Heritage & Commemoration Center « (IICC), comprenez le musée des renseignements de l’armée à Ramat Hasharon.
Cet endroit, juste à côté d’une base militaire, est une organisation dédiée au souvenir des combattants des renseignements – Mossad (extérieur), Shabak (intérieur) et Haman (armée ) – tombés dans les différentes guerres. Mais il abrite également Amit, un institut de recherche et de veille sur le terrorisme. Shlomo Mofaz, le directeur d’Amit, nous a d’ailleurs fait une petite présentation de ce qu’ils font et de leur site – en hébreu et en anglais – qui est accessible à tous et qui est, comme il le définit lui-même – « une réflexion sur la réalité telle qu’ils – comprenez les terroristes – la voient ». Ce site est une mine d’informations pour tous ceux qui cherchent des sources sûres.
Plus d’info sur Amit : בית – מכון עמית למחקר טרור ומודיעין
Mais revenons à l’exposition. Il faut se préparer à cette visite de « Retour en octobre ». Avant les événements, j’aurais sans doute dit « âme sensible s’abstenir », mais après tout ce qu’on a traversé, je ne peux plus le dire. Oui cette exposition est difficile, car elle expose des objets, elle montre des vidéos … elle relate ce qu’a été le 7 octobre 2023, ces attaques et ces massacres perpétrés par le Hamas, des groupes armés et des civils palestiniens. Mais elle montre aussi comment on en est arrivé là et qui sont les terroristes. Tout ce qui est montré est authentique, il n’y a pas de copie ou de reconstitution. « Retour en octobre » montre ce qui s’est passé ce jour là, du point de vue du Hamas.
L’exposition commence par un long graffiti de Benzi Brofman. Cet artiste israélien était au Festival Nova dans la nuit du 6 au 7 octobre 2023. Mais à 2h du matin, il était fatigué et est rentré chez lui … ce qui l’a sauvé.
La 1ère pièce montre le complexe militaire qu’a été cette opération. Une carte précise les 114 points d’entrée en territoire israélien, l’attaque navale à Zikim et les largages de parachutes qui ont servi aux milliers de terroristes et aux 17 000 civils palestiniens qui ont participé à l’attaque.
Les affaires personnelles de Yahya Sinwar sont exposées, dont ses notes écrites à la main en 2022 et qui planifient les attaques du 7 octobre. Il y recommande de tout faire pour choquer les Israéliens et humilier l’armée et donc de tout documenter et publier sur les réseaux sociaux.
On découvre aussi un kit préparé pour les terroristes afin de pouvoir prendre des otages. Ce kit contient, entre autres, des liens pour attacher les mains et les jambes, ainsi que des seringues pour « droguer » les personnes qui essayeraient de résister. Il y a également un « kit spirituel » avec un insigne et une fatwa spéciale qui donne la permission de tuer et de brûler des femmes et des enfants … ce qui normalement est interdit dans le Coran.
h
Dans la 2ème salle, on parle d’éducation. Des photos montrent que dans chaque école de Gaza, des exemplaires de Mein Kampf ont été retrouvés. Mais on voit surtout l’éducation que reçoivent les enfants, principalement et concrètement tournée vers le combat et la haine des Juifs qu’il faut éliminer. C’est ainsi qu’à la fin des camps de vacances, chaque participant reçoit un certificat avec sa photo portant une arme…Le saviez-vous, chaque camp porte le nom d’un terroriste et plus celui-ci a tué de personnes, plus le camp a une bonne réputation. Une autre histoire est celle des portraits d’enfants faits chez le photographe pour être encadrés et donnés aux parents et grands-parents. Sur chacun d’eux, et quel que soit leur âge, l’enfant est photographié avec une arme….
s
Ce n’est pas la peine de revenir sur le cynisme des « journalistes » et « employés de l’UNRWA » qui sont en fait des terroristes à la solde du Hamas. Sur le site de l’Amit, vous verrez très clairement les analyses des profils Facebook et les informations sur ces pseudo-journalsites, dont 60% font partie du Hamas.
Puis on arrive dans la 2ème partie de l’exposition qui est vraiment sur le 7 octobre lui-même. Pour y arriver, on passe devant plusieurs véhicules et motos utilisés ce jour là. 153 véhicules Toyota et 350 motos ont été utilisés ce jour-là. Derrière une vitre, dans le jardin, on découvre aussi quelques unes des voitures attaquées et criblées de balles. Elles proviennent du « cimetière des voitures » non loin du Festival Nova, où tous les véhicules ont été regroupés. Pour avoir visité cet endroit, il est très impressionnant et permet de se rendre vraiment compte de la violence des attaques.
a
A partir de là, les choses deviennent plus personnelles et difficiles. Différentes vidéos montrent ce qui s’est vraiment passé : attaques des terroristes et des civils palestiniens, kidnappings, meurtres, découverte des victimes par les premiers secouristes/soldats/civils israéliens sur place. Les images sont fortes. Dans une salle spéciale, 9 minutes du film projeté à l’ONU sont montrées. Par respect pour les victimes et sur demande des familles, il est strictement interdit de photographier ou de filmer dans cette salle…. pour être honnête, on ne pense même pas à le faire…
Dans les dernières salles de l’exposition, on retrouve des affaires retrouvées sur les lieux des attaques, dont une statue de Batman provenant de la maison des Bibas. Il y a une salle dans laquelle les visiteurs peuvent laisser des témoignages. Et la visite se termine par un long couloir sur le mur duquel sont accrochées les photos des 1224 personnes – civils, policiers, soldats – tuées le 7 octobre 2023. Un cadre photo est vide … il s’agit de celui d’un bébé bédouin, qui n’aura vécu que 14h….
s
Il est donc désormais possible de visiter cette exposition, en réservant par avance. C’est une façon de dire à toutes les victimes que nous n’oublions pas et que nous continuerons à nous battre contre nos ennemis.
Pour plus d’infos : המרכז הממלכתי להנצחה, למורשת ולמחקרי מודיעין מוזיאון ״השיבה לאוקטובר״
Un petit aperçu de l’exposition :












